SI TU BAT TA FEMME T'EST PAS UN HOMME!!!!!

Regarder un match avec des potes.No souci. Boire kelke mousses, paler penalty, avant-centre,jantes alu,nouvelle caisse,vieu souvenir...No souci.Faire monter l'adrenaline sur ta bécane, te bodybuilder en salle, pratiquer le taekwondo,la boxe,le foot,meme les 3eme mi-temps,si tu veut.Plein de mecs font ca.Par contre, battre ta femme ne fera jamais de toi un homme.Jamais. Et si la violence contre les femme n'est assurément pas un droit de l'homme,elle n'est pas non plus une fatalité.

# Posté le mercredi 12 juillet 2006 15:17

une histoire ki a du surement se répéter malheureusement!!!

Il roule en direction d'une foret. Il est fier et excité de sortir le poignard de sa boite à gants. Il veut s'amuser, il s'amuse déjà. Il doit voir dans mes yeux que j'ai peur. Très amusant, n'est-ce pas?

Que faire? Ouvrir la portière et sauter en route? Tu me rappelles ces antilopes poursuivies dans les reportages animaliers. Leur course, leur fuite est dans ta tete.

Petite idiote, tu as utilisé ton argent de poche pour acheter de la lingerie pour lui plaire. Et son seul plaisir là, c'est de déchiqueter avec la lame les petits morceaux de tissus à fleurs roses trop romantiques. Ce détail te fait aussi mal que le reste.

Il te dit que c'est un jeu et que tu dois te laisser faire. Siège arrière, porte ouverte. Tes hanches sur la banquette, tes jambes dehors. Ils les écarte sans ménagement, te pénètre. Il pose la pointe de son poignard sur ton cou. Il s'agite en toi, emporté par sa toute puissance qui se traduit dans tes yeux par des signaux de detresse jetés au loin. Là ou il n'y a personne. Un geste de travers et la pointe peut faire jaillir le sang. Ton sang. Il est content.

C'est fini, il s'est vidé.

Tu es contente.

Pas le temps de reflechir, de verser une larmette, de dire tout simplement "J'ai eu peur que tu me butes", il faut repartir. Ce soir, c'est Shabbat!

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Les "braves" types de Province.

La tournante existait déjà de mon temps. Ils sont 4. Une petite meute. Les préservatifs. Ils te pressent, te tatent, te jaugent. Ils sont 4, 4 petits coqs. Et ce samedi soir sur la terre et leur jeunesse insolente leur donnent tous les droits. Ils s'entrainent mutuellement et fierté de male oblige ne reculent pas. La spirale tourne aussi fort que ma tete.

Il y a un vrai dominant, un faux dominant et 2 suiveurs. Ils commencent avec fierté. Question d'honneur. Et l'acharnement du dominant fait débander les autres. Les suiveurs se retirent du jeu, de l'enjeu, la queue basse. L'alcool, bon prétexte. Ils seront spectateurs. L'un des 2 retrouvera ses esprits à la fin, il sera gentil, voire tendre!

Ma bouche et mon sexe. La nature viendra à mon secours. Issue de secours pour ma voie sans issue, la 3ème. Le vrai dominant pousse un cri. Cet abruti y est allé tellement fort qu'il saigne et pas qu'un peu. Il arrache le préservatif et panique comme un enfant qui a perdu sa mère. La suite est aussi glauque que le début. Je m'en fiche, pour moi, c'est terminé!

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(Braves?) Pères de famille aujourd'hui, j'ose espérer Messieurs que vous avez vague souvenir de tout cela...Mais non, suis-je bete, ce sont toujours les autres qui font des choses comme cela. Les malades incurables ou les sauvageons de la banlieue! Vous, vous étiez mes "amis", cela n'a rien à voir.

Je ne vous en veux pas vraiment, j'aurais du hurler "Non" avec toute la fougue de mes 15 ou 16 ans, je n'aurais pas du le murmurer avec ma bouche et le gueuler avec mon regard, j'aurais du vous arracher les yeux, j'aurais du vous trainer en justice par la queue...Mais, merde, vous les hommes ordinaires, reflechissez un peu! Il est aussi de votre responsabilité de ne pas offrir ces actes à la banalité!

Voilà, le véritable drame de ces petites histoires tristement ordinaires: L'inconscience!

Et vous en avez vous tiré quelques lessons?..

# Posté le mercredi 12 juillet 2006 15:16

le maillon vrément trés trés faible!!!

le maillon vrément trés trés faible!!!
Extrait du maillon faible:

Lolo Brocoli: « Quel mur un avion superSONique est-il capable de franchir? »

Annette Hi-Han: « Le mur de Jérusalem! »

Xquise: "Droit dans le mur. Lamentable. Merci Annette. Coupez le son!"

# Posté le mercredi 12 juillet 2006 15:13

"citoyen responsable" petit test

La banlieue s'embrase. Feu de camp (retranché)? Feu de paille (demain déjà, c'est oublié)? Feu de poubelles (plus rapide que l'usine d'incinération)? Feu de détresse? Je ne sais pas mais tout cela me donne l'idée d'un petit jeu citoyen. Prendra, prendra pas? We'll see...

Petit jeu des "gros sabots":

A) As-tu pensé à un moment donné que Sarko allait trop loin?
B) As-tu pensé à un moment que Sarko incarnait un certain changement positif?
C) Au sujet des banlieues sensibles, as-tu déjà pensé " Ils ont besoin d'un bon coup de pied au cul et de découvrir le monde du travail?"
D) Au sujet des banlieues sensibles toujours, as-tu déjà pensé "Ces ghettos à Francais récents/ immigrés/ pauvres /assistés et j'en passe sont une honte pour ce pays et rien n'est vraiment fait pour aider ces populations à s'en sortir"?
E) T'arrive-t'il de te dire que la gauche est une créature post-communiste ankylosée?
F) T'arrive-t'il de penser que la droite ferait figure de parti socialiste endormi à l'étranger?
G) T'arrive-t'il de penser que tu ne sais plus pour qui voter ou que voter ne sert à rien?
H) T'arrive-t'il de critiquer la gauche, la droite, l'extrème gauche, l'extrème droite ou encore les verts voire tous ces partis en meme temps?
I) As-tu conscience parfois du fait qu'un gouvernement démocratique n'est qu'un porte parole et un executant des aspirations du peuple et que tu es, entre autres, un maillon de la chaine?


Tu t'es reconnu dans une de ces questions, bonne nouvelle, tu es Francais! Tu es donc concerné!

# Posté le mercredi 12 juillet 2006 15:11

petite morte virtuelle

Je crèverai seule dans mon coin comme une chienne. Vous le savez. Et pendant ce temps là, vous serez avec vos amis, vos mecs et nanas qui collent à la norme. J'aimerais casser ma pipe un dimanche. Un dimanche ou vous serez en train de donner tout votre temps à votre canapé et à votre télé.

Je vous interdis de souffrir de ma mort. Vous qui ne vous etes pas intéressés à ma vie. J'ai cherché l'amour, la tendresse, le réconfort, le dialogue. J'ai cherché à sortir, à aller vers vous. 5 minutes, 1 heure, 10 jours. J'ai fait des efforts. Tellement d'efforts. Des progrès. Tellement de progrès. Vous n'avez rien vu.

Et à l'aube de ma mort, je me dirai: "J'ai cherché une épaule. J'ai cherché une main. J'ai cherché une oreille. J'ai cherché un sourire. Il y en avait partout mais il n'y en avait pas pour moi.
Il ne me restait que l'enfer. Meme la haut. Je m'y suis installée. Ma peau crachait la chaleur. Des effluves de chair brulée envahissaient mes narines. Mes yeux me piquaient. Et pourtant, pourtant, je me suis assise et je vous ai regardé. Devant vos télés sur vos canapés. Dans les magasins et dans vos bureaux. Avec vos sourires hypocrites pour répondre à d'autres sourires hypocrites. Avec vos belles manières au restaurant. Avec vos compagnes fades et vos compagnons invisibles. J'ai remarqué quelques esseulés: Un cadavre qui se décomposait dans son lit. C'était celui d'une vieille femme. Une petite fille blonde qui pleurait en silence dans sa chambre. Son papa lui avait encore demandé de jouer avec son zizi. Une prostituée pilonnée par le sexe grotesque d'un homme ordinaire qui pensait arriver à la faire jouir. Un junkie écroulé sur le bitume dans une petite rue sombre. Un homme aux cheveux longs, le regard exalté. Un filet de bave au coin de ses lèvres. Il perdait la raison, il prédisait la fin du monde. J'ai compris, j'ai compris que cet homme avait vu la prostituée, la petite fille blonde, le cadavre décomposé, le junkie.

Je vous ai à nouveau regardé. Et dans vos yeux, je n'ai vu que la télé, la compagne, le bureau, la voiture, la maison, la famille, les amis. J'ai cherché, cherché, cherché mais dans vos regards de bovins, je n'ai vu ni junkie, ni prostituée, ni cadavre d'une vieille femme décomposée, ni petite fille blonde qui pleure. lls étaient remplacés par les préjugés, l'égoisme et les certitudes de ceux qui ne pensent pas. Ils étaient remplacés par les bons principes, la facilité et des codes de conduite.

Je vous ai regardé et j'ai éclaté de rire. Un grand rire sonore. Tout l'enfer en a tremblé, les chauves-souris affolées se cognaient contre moi aveuglément.

Je venais de comprendre le pourquoi de mon suicide. Ce n'était pas la lame de rasoir pénétrant mon cou, ce n'était pas l'alcool et les médicaments ingurgités avant. C'était vous.

Vous m'aviez fait la peau. J'avais crié "à l'aide" mais le son des télés avait couvert ma voix. J'avais martelé de mes poings tous les murs mais jamais vous n'aviez remarqué la moindre secousse. Votre indifférence avait eu raison de moi. Que cela ne vous coupe pas l'appétit pour autant. N'oubliez pas de boire le vin à bonne température, ventilé. N'oubliez pas de tamponner délicatement le coin de vos lèvres figées avec une serviette. N'oubliez pas de regarder le dvd que vous avez loué. N'oubliez pas d'apprendre à vos enfants que c'est chacun pour soi et de leur faire partager votre interprétation de "Dieu".

Je venais de comprendre que je préférais la souffrance en enfer à votre indifférence sur terre. Ici au moins je m'amusais.

A vous regarder.

# Posté le mercredi 12 juillet 2006 15:09