Il roule en direction d'une foret. Il est fier et excité de sortir le poignard de sa boite à gants. Il veut s'amuser, il s'amuse déjà. Il doit voir dans mes yeux que j'ai peur. Très amusant, n'est-ce pas?
Que faire? Ouvrir la portière et sauter en route? Tu me rappelles ces antilopes poursuivies dans les reportages animaliers. Leur course, leur fuite est dans ta tete.
Petite idiote, tu as utilisé ton argent de poche pour acheter de la lingerie pour lui plaire. Et son seul plaisir là, c'est de déchiqueter avec la lame les petits morceaux de tissus à fleurs roses trop romantiques. Ce détail te fait aussi mal que le reste.
Il te dit que c'est un jeu et que tu dois te laisser faire. Siège arrière, porte ouverte. Tes hanches sur la banquette, tes jambes dehors. Ils les écarte sans ménagement, te pénètre. Il pose la pointe de son poignard sur ton cou. Il s'agite en toi, emporté par sa toute puissance qui se traduit dans tes yeux par des signaux de detresse jetés au loin. Là ou il n'y a personne. Un geste de travers et la pointe peut faire jaillir le sang. Ton sang. Il est content.
C'est fini, il s'est vidé.
Tu es contente.
Pas le temps de reflechir, de verser une larmette, de dire tout simplement "J'ai eu peur que tu me butes", il faut repartir. Ce soir, c'est Shabbat!
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Les "braves" types de Province.
La tournante existait déjà de mon temps. Ils sont 4. Une petite meute. Les préservatifs. Ils te pressent, te tatent, te jaugent. Ils sont 4, 4 petits coqs. Et ce samedi soir sur la terre et leur jeunesse insolente leur donnent tous les droits. Ils s'entrainent mutuellement et fierté de male oblige ne reculent pas. La spirale tourne aussi fort que ma tete.
Il y a un vrai dominant, un faux dominant et 2 suiveurs. Ils commencent avec fierté. Question d'honneur. Et l'acharnement du dominant fait débander les autres. Les suiveurs se retirent du jeu, de l'enjeu, la queue basse. L'alcool, bon prétexte. Ils seront spectateurs. L'un des 2 retrouvera ses esprits à la fin, il sera gentil, voire tendre!
Ma bouche et mon sexe. La nature viendra à mon secours. Issue de secours pour ma voie sans issue, la 3ème. Le vrai dominant pousse un cri. Cet abruti y est allé tellement fort qu'il saigne et pas qu'un peu. Il arrache le préservatif et panique comme un enfant qui a perdu sa mère. La suite est aussi glauque que le début. Je m'en fiche, pour moi, c'est terminé!
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(Braves?) Pères de famille aujourd'hui, j'ose espérer Messieurs que vous avez vague souvenir de tout cela...Mais non, suis-je bete, ce sont toujours les autres qui font des choses comme cela. Les malades incurables ou les sauvageons de la banlieue! Vous, vous étiez mes "amis", cela n'a rien à voir.
Je ne vous en veux pas vraiment, j'aurais du hurler "Non" avec toute la fougue de mes 15 ou 16 ans, je n'aurais pas du le murmurer avec ma bouche et le gueuler avec mon regard, j'aurais du vous arracher les yeux, j'aurais du vous trainer en justice par la queue...Mais, merde, vous les hommes ordinaires, reflechissez un peu! Il est aussi de votre responsabilité de ne pas offrir ces actes à la banalité!
Voilà, le véritable drame de ces petites histoires tristement ordinaires: L'inconscience!
Et vous en avez vous tiré quelques lessons?..